DÉPENSES PUBLIQUES : « LA DIGITALISATION DE L'ETAT PAR LUI-MÊME DEVIENT UN GOUFFRE INSOUTENABLE »
- France GovTech

- 9 nov. 2025
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Sous prétexte de souveraineté numérique, l'Etat multiplie les développements « maison » coûteux et inefficaces, estime un collectif de dirigeants d'entreprises tech. Cette stratégie ne fait pas qu'engloutir l'argent public : elle tue l'industrie française du logiciel en la privant de son principal débouché.

La France traverse une période de contrainte budgétaire historique. Avec une dette publique atteignant près de 3 345 milliards d’euros, soit environ 114 % du PIB, et une charge d'intérêts de près de 59 milliards d'euros, le gouvernement s’est engagé dans un effort incontournable de réduction des dépenses. Cet ajustement doit impérativement s’appliquer à la politique numérique de l’État, un domaine où l'instabilité stratégique et le développement en circuit fermé conduisent à un gaspillage massif de l'argent public, fragilisent l'avenir de notre industrie nationale et nuisent finalement à la souveraineté numérique française et européenne.
Le coût exorbitant de l'instabilité et du "fait maison"
La stratégie de digitalisation de l’État, pilotée notamment par la Direction interministérielle du numérique (Dinum), est marquée par une instabilité chronique qui génère inefficacité et surcoûts. Depuis 2015, l’État a ainsi connu trois stratégies successives (l’« État-plateforme », « TECH.GOUV », puis la nouvelle « feuille de route » de 2023), sans qu'un véritable bilan ait été réalisé.
Une seule constante se dégage en fait depuis 10 ans, la volonté d’exclure progressivement le secteur privé, à savoir les éditeurs de logiciels français, en y substituant des développements “maison” aux destins funestes, tant en matière budgétaire que d'efficacité opérationnelle. Plus grave encore, les savoirs faire français incarnés par les éditeurs français qui oeuvrent à la digitalisation des services publics depuis des décennies se trouvent peu à peu minés.
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